Le patrimoine culturel local, entre promotion et préservation

La préservation du patrimoine local, matériel et immatériel, est l’affaire de chacun : population, institutions spécialisées, gouvernements locaux, visiteurs.

Entre promotion et protection, le patrimoine culturel requiert dès lors un effort collectif et une prise de conscience individuelle. En outre, il est à garder à l’esprit que ce patrimoine n’est pas éternel : c’est le défi de notre génération de savoir le sauvegarder et de le transmettre aux générations futures.

 

La visite des villages

La tradition orale occupe une place prépondérante en Afrique, et surtout dans les villages, par la transmission de l’histoire et des coutumes du village par les anciens aux générations nouvelles. Malheureusement, on constate aujourd’hui avec les jeunes générations une perte de la mémoire collective au profit d’un élan vers le modèle occidental. Aussi, lors de la visite des villages, le rôle du guide est double : transmettre et partager sa connaissance des traditions et des codes, et jouer le rôle de médiateur et de traducteur auprès des villageois. Ainsi, en s’intéressant aux habitats traditionnels, cérémonies ou artisanat, vous aurez l’occasion d’échanger et de sensibiliser la population à la préservation et à la valorisation de ce patrimoine. Certaines dérives peuvent être commises de manière non-intentionnelle auprès d’une société très codifiée, notamment dans les villages dont l’ordre repose sur le respect des coutumes. Entrer dans un village implique d’intégrer le respect de ces convenances. La présence d’un guide sera garant de votre bonne conduite en posant un cadre et des limites à vos déplacements mais aussi à vos indiscrétions. En effet, le respect des fétiches et des endroits sacrés est primordial : certains lieux sont réservés à des cérémonies de cultes et donc interdits aux étrangers. En outre, un guide saura vous prémunir de certaines questions perçues comme déplacées. De même, pour participer à toute cérémonie traditionnelle (sorties des masques, funérailles, etc.), il convient de demander respectueusement l’accord du chef du village et de motiver sa demande : il est important pour les villageois de montrer l’intérêt que vous portez à leur culture sans que cela ne soit une simple consommation de spectacle exotique.

 

Souvenirs de voyage

Les voyageurs doivent se garder d'abuser de la tentation de populations démunies à vendre des objets sacrés, traditionnels, réalisés avec des espèces protégées (essences rares, exploitation massive du bois conduisant à la déforestation, etc.) ou encore faisant partie du patrimoine du pays. En règle générale il est préférable de favoriser l’artisanat local vendu sur les marchés. Bien entendu, ne pas effectuer vous-même de prélèvements (floristiques, faunistiques, fossiles, prélèvement d’architecture de sites, etc.). La convention de Washington pour la protection des espèces menacées (CITES) interdit le commerce de peaux, d'ivoire, d'écailles, de coraux, de coquillages, de même que l'importation d'animaux exotiques vivants.

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