Sauvegarde du patrimoine

 

 

L’URGENCE DE LA PRESERVATION

La musique, un patrimoine immatériel
L’instrument, un patrimoine matériel


On appelle « musiques traditionnelles » les musiques fonctionnelles accompagnant les actes profanes ou religieux de la vie quotidienne : fêtes, funérailles, rituels, travail, guerre, endormissement des enfants, amour courtois, thérapie…
Ces musiques traditionnelles se transmettent de génération en génération.

On assiste de nos jours à la disparition rapide de ce patrimoine fragile. La transformation du mode de vie des communautés face à une société moderne, la rencontre d’autres confessions religieuses, l’attrait de la modernité par opposition de la tradition (…)  sont autant de conditions qui jouent en défaveur de la préservation de ce patrimoine.

Et tout manque d’intérêt d’une génération face à cette transmission de ce savoir conduit inéluctablement à sa disparition.

La collecte du patrimoine musical mise en œuvre par l’équipe du musée prend en compte dans ce contexte burkinabè l’enregistrement sonore, la collecte des instruments et le contexte social de la musique.

 


• Les campagnes de sensibilisation

Sensibilisation dans les villages et en milieu urbain

Dans les villages :
La condition d’une campagne de collecte du patrimoine musical matériel et immatériel réside en la mise en place d’une campagne de sensibilisation à la sauvegarde du patrimoine auprès des communautés ciblées.
En sensibilisant et en impliquant les détenteurs de la tradition, en mettant en évidence l’intérêt de la préservation pour les futures générations, les communautés deviennent les acteurs de ce processus de préservation.

En milieu urbain :
Un programme pédagogique est offert aux scolaires de Bobo-Dioulasso dans le musée de la musique pour sensibiliser le jeune public, acteur de demain à la préservation du patrimoine.

 

 

• Les collectes


Suite aux campagnes de sensibilisation, le musée poursuit son travail de collecte auprès des communautés ciblées.
Les nombreuses sorties dans les villages et en ville permettent de collecter lors des fêtes de fin de récoltes, parfois lors de certaines initiations, des mariages, funérailles, sorties des masques et autres cérémonies traditionnelles.
L’équipe finance aussi parfois l’organisation des  cérémonies qui permettent  la sortie des instruments.
Une copie de l’instrument est réalisée et le choix est donné à la communauté de confier au musée l’original ou la copie.
La collecte matérielle est accompagnée d’une collecte immatérielle. L’équipe du studio/laboratoire du musée filme la cérémonie et enregistre les sons lors des campagnes.


• Les dernières acquisitions


Dans le cadre d’une recherche sur la vièle traditionnelle dans les sociétés Mossi, Peuhl et Gourmantché, le musée vient d’acquérir un  Ruudga (vièle):
Février 2010

 


• Le laboratoire/ studio


Grâce au soutien du West African Museum Programme, de l’UNESCO et des ressources propres de l’association, le Musée de la Musique s’est vu doté d’un studio d’enregistrement et de montage film pour la préservation du patrimoine.
Les enregistrements et les images filmées sont inventoriés et viennent enrichir notre centre de ressources sur la musique traditionnelle au Burkina Faso.
Le studio de montage a aussi été créé pour la réalisation de films documentaires autour de la Musique traditionnelle. Ces films sont à la disposition des visiteurs du musée et du programme pédagogique.

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